Tours : la bijouterie à l’épreuve du temps

Centre historique de la ville de Tours

Capitale d’un territoire prestigieux, Tours possède un patrimoine qui se révèle sous diverses formes. On a l’architecture, le paysage, la culture, l’industrie et les savoir-faire.

Ces techniques ont pris leurs racines à diverses époques : la manufacture de soie au XVe siècle et la broderie quelques siècles plus tard. La tradition tourangelle offre aussi une céramique purement décorative et une batellerie des plus riches. On pense en outre à la bijouterie et à la joaillerie, un secteur dans lequel de n régions de France excellent. De nos jours, il y a encore plusieurs ateliers à Tours.

Evoquons d’emblée l’atelier André-Urbain Ronflard, assurément le plus connu de Tours. Son nom n’est pas étranger à la plupart des Tourangeaux car synonyme d’horlogerie-bijouterie. L’histoire de cette maison commence, non pas en France, mais en Algérie. Au XIXe siècle, le roi de France, Louis-Philippe se lance à la conquête de ce pays d’Afrique du nord.

L’un des soldats envoyés dans ce territoire en 1842 s’appelle André-Urbain Ronflard, un vigneron de Limeray. Il s’y blesse à la jambe, ce qui le contraint à abandonner la culture de la vigne à son retour en France. Il se lance alors dans l’horlogerie, un métier qu’il connaissait grâce à sa sœur. Quelques années plus tard, son fils Ernest décide de suivre ses traces en apprenant l’horlogerie. Celui-ci obtient le titre d’horloger en 1884. Après avoir exercé à Limeray, il part pour la grande ville et s’installe en 1900 dans un magasin place des Halles à Tours.

Horlogerie et bijouterie vont de paire

Créés en 1832, les Halles accueillaient à l’époque de nombreux commerçants et artisans. Ce marché couvert, situé place Gaston -Pailhou dans le Vieux-Tours, est encore un important centre d’activités. Ernest Ronflard y ouvre d’abord son atelier sous l’enseigne L’Anneau d’or. La boutique déménage ensuite au 14 de la même rue sous le nom de Bijouterie Ronflard. A partir des années 80, le magasin portent d’autres noms, avant de revenir la Bijouterie Ronflard en 1995. Cette maison vend les célèbres montres Lip, les horloges et des bijoux divers.

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La Maison Roure

Dans les années 60, la Maison Roure donnait déjà le change. En 1961, précisément, Thérèse et René Roure s’installent rue de Bordeaux à Tours. Passionné d’horlogerie le couple va faire de la Maison Roure, une adresse incontournable pour les amateurs d’horlogerie et de joaillerie tourangeaux. Des années plus tard, Bruno, le fils aîné du couple prend la direction de l’entreprise familiale après des études d’horlogerie à Besançon. C’est lui qui étendra l’expertise de la Maison Roure dans la joaillerie et la gemmologie. Aujourd’hui, il a laissé la place à la troisième génération pour continuer à écrire l’histoire de l’atelier en lettres d’or. La Maison Roure confectionne des alliances, bagues, boucles d’oreilles, colliers, pendentifs et bracelets.

Lecerf joaillier dans les Halles

A tours, on note aussi l’atelier Lecerf joaillier créée en 1987 par Emmanuel Lecerf. Son fils Jean-Baptiste et lui travaillent avec diverses matières premières. Il s’agit de métaux précieux comme l’or et le platine, de pierres précieuses (diamant, saphir, rubis, émeraude), de pierres ornementales (tourmalines, péridots, etc.) et de perles. Tous deux aiment particulièrement apporter à leurs produits un effet soyeux.

Peut-être plus que la Joaillerie Bernard Nicolas, installée au cœur des Halles. Nicolas Bernard se sert de la conception assistée par ordinateur (CAO) pour réaliser entièrement à la main ses bijoux (bague, alliance, collier, broche, etc.). Ces parures sont composées à partir de pierres précieuses (saphir, rubis, émeraude et diamant), de pierres fines (tourmaline, lapis-lazulis spinelle, péridot, améthyste, quartz, turquoise, topaze, béryls, jades, agates, corail…) et de perles de diverses natures.

Des créatrices à Tours

Notons en outre l’atelier de Caroline Poirier, une bijoutière formée à l’école de la rue du Louvre et à l’institut de gemmologie de Paris. En 2005, elle a décidé de créer son propre atelier à Tours sous le nom du Caroubier. Elle travaille avec divers métaux et gemmes pour fabriquer des bijoux qui se veulent originaux et personnels. Caroline Poirier commence d’abord par la réalisation d’un dessin puis d’une peinture avant de passer à la confection, à la main. Une autre dame bouscule les hommes à Tours. Il s’agit de Stéphanie Fouquet, gérante de la société Atelier des Atours, située dans le bourg de Chambray-lès-Tours. Cette maison créée il y a plus de vingt ans fait de la création sur-mesure. Les amateurs de bijoux ont le choix de commander une bague, des boucles d’oreilles, des pendentifs, des montres et autres joyaux. L’Atelier des Atours s’est spécialisé dans la réparation et la transformation de bijoux en or et diamant.

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