Bijouterie Besançon : histoire de la montre haut de gamme

En matière de luxe, Besançon fait partie des villes historiques en France avec Paris. Capitale de la région culturelle Bourgogne-Franche-Comté, cette commune est particulièrement connue pour l’excellence de son horlogerie.

Dans le sillage de celle-ci s’est développée une bijouterie-joaillerie non moins négligeable. Aujourd’hui encore, d’anciens ateliers continuent de perpétuer le savoir-faire bisontin. Capitale de la région historique et culturelle de Franche-Comté, Besançon constitue une ville phare du luxe français depuis plusieurs siècles. Son rayonnement a commencé avec la naissance de l’horlogerie locale à partir de la fin du XVIIIe siècle. De nombreux horlogers suisses s’étaient installés dans la ville comtoise en ouvrant les premiers ateliers. Un mouvement logique puisque Besançon est située à moins de soixante kilomètres de la Suisse, patrie de la montre. C’est d’ailleurs un négociant suisse en horlogerie, Laurent Mégevand, qui fonda la Manufacture Française d’Horlogerie à Besançon. Peu à peu les Bisontins vont s’intéresser à cet art et faire de leur commune la capitale française de l’horlogerie. Ce statut sera entériné lors de l’Exposition internationale de 1860, organisé place Labourey.

Une bijouterie-joaillerie qui compte

Jusque dans les années 1900, Besançon produit jusqu’à 90 % des montres françaises. Puis survient la crise de 1929, qui occasionne une baisse de l’activité dans les décennies qui suivent. Malgré tout, l’industrie horlogère de Besançon se maintient et conserve en ses emplois. Aujourd’hui, il existe de nombreuses PME qui fabriquent des composants ou des produits de sous-traitance pour les plus grandes marques mondiales. Celles-ci sont attirées par les compétences locales et le savoir-faire centenaires. La bijouterie-joaillerie s’est développée parallèlement à l’horlogerie, s’appuyant sur la culture du luxe fortement ancrée en Bourgogne-Franche-Comté. Aujourd’hui encore il existe de nombreux ateliers dans la ville. Certains ont plus d’un siècle d’histoire comme UBMB.

Atelier UBMB

Implanté depuis 1885 à Besançon, le groupe UBMB (Union Bisontine des Monteurs de Boîtes) était fabricant de boîtes de montres en Or sous l’enseigne Lévy Frères. Il prendra son nom actuel après son rachat, en 1935, par dix-sept salariés. Forte de son savoir-faire dans le travail de l’or, cette entreprise s’est orientée vers la fabrication de bijoux en or. Elle effectue tous les travaux d’entretien et de réparation des bijoux comme la mise à taille de bague, le polissage, le rhodiage, la gravure, la vérification de sertis, le nettoyage, la soudure de chaîne (traditionnelle ou laser) et le remplacement de fermoir. Elle réalise le changement d’anneau ressort, la mise en place de chainette de sécurité avec leurs fermoirs, le changement de pierres, le renfilage de collier de perles, etc.

EBS Bijoux

Dix ans séparent la création du groupe UBMB de celle de l’atelier EBS Bijoux. Il assure la mise à la taille d’un corps de bague, les réparations de mailles de bracelets, les dorures comme le placage de d’or fait à la main, le rhodiage ou encore le réenfilage de perles. Ce groupe se définit aussi comme un graveur, sertisseur et polisseur avec un savoir-faire qui allie tradition et modernité. Mais il privilégie la haute technologie à l’expertise manuelle dans certains domaines comme la soudure laser, le polissage et le nettoyage automatisés ainsi que la gravure numérique. Un autre atelier très connu à Besançon est Maty. Cette entreprise spécialisée en horlogerie et joaillerie a été créée en 1951 par Gérard Mantion, alors âgé de 24 ans.

Entreprise Maty

M. Mantion se lance d’abord dans la vente par correspondance en éditant un premier catalogue de montres pour hommes et femmes. Par la suite, il propose de la joaillerie en plus de l’horlogerie. L’entreprise Maty assure la transformation, la réparation et la création de bijoux sur mesure. Ces accessoires sont en pierres précieuses, en diamant, de type fantaisie ou anciens. On compte des bagues, des boucles d’oreilles fantaisie, des bracelets, des pendentifs, des chevalières et des colliers. Depuis 1999, Maty s’est lancé dans la vente par correspondance. En 2020, elle a accéléré avec la vente en ligne pour faire face aux contraintes liées à la pandémie du nouveau coronavirus. Maty reste l’un des plus gros employeurs de Besançon avec plus de 400 salariés.

Groupe MCGP

Parmi les références de la bijouterie bisontine citons en outre le groupe MCGP, qui a repris l’atelier de haute joaillerie parisien Coringer en 2010 et le groupe Losange en 2012. Depuis sa création en 2004, il a une expertise reconnue dans la fabrication, en petites et grandes séries, de pièces de joaillerie. Le groupe a élargi son champ de compétences en maîtrisant  tous les savoir-faire du secteur, de la fonderie à l’usinage en passant par la GPAO, le polissage et le sertissage.  Aussi, il est sous-traitant pour de grandes marques de la joaillerie parisienne. MCGP a lancé en 2018 la création d’un atelier de joaillerie de 7.000 m2 sur le technopole des microtechniques de Temis.

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